Dear Friends

Chers Ami(e)s,
Chacun essaye de trouver un moyen de s’occuper pendant le confinement. En ce qui me concerne, empêché comme tout le monde de voyager (nous avions planifié un USA tour à partir du 17 mars), et toujours démangé par l’envie de photographier, que pouvais-je faire? Eh bien, le soir (il fait encore frisquet), j’allume le feu de ma cheminée et je photographie les flammes. Et dans la journée je dirige mon appareil vers le ciel et les nuages. Voici donc quatre photos en attendant plus. Enfer et paradis? Ou seulement la beauté du monde, ici à l’intérieur et au dessus de ma maison .

Dear Friends,
Each of us is finding our own way to occupy our time during these weeks of confinement. As for me, unable to travel or go anywhere (we had planned to take a road trip through the States this spring), yet with my need to be taking photographs, what could I do? Well in the cold evenings, after lighting the fire, I sit in front of it, photographing the flames! And during the day, I turn my head upwards, to the sky and the clouds. Here are four photos, in anticipation of more. Hell and paradise? Or just simply, the beauty of the world, right here inside my own home and above my yard.

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Donation of photo archives to MAP

I am happy to announce that I have recently made a donation of my photographic works to the Library of Architecture and Photographic Patrimony of the French state (la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine, known as the MAP). I would especially like to thank Gilles Désiré Dit Gosset, the Conservateur général of the Patrimony and director of the MAP, as well as Matthieu Rivallin, in charge of  the MAP collections, for their support and for the excellent reception of my photos at their new home in the magnificent and impressive Saint-Cyr Fort! (www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr)

 

Gilles Caron,  Guinée, décembre 1968 © Fondation Gilles Caron / Clermes

Donation Gilles Caron

Né en 1939, Gilles Caron couvre, comme reporter-photographe, tous les événements dramatiques de son temps : la guerre des Six jours en 1967, mai 68 à Paris, la guerre du Vietnam, les manifestations catholiques et les émeutes de Londonderry en Irlande du Nord, l’écrasement du Printemps de Prague en 1969. Disparu au Cambodge en 1970, il entre dans la légende et devient l’un des photographes français les plus célèbres du 20e siècle, à qui de nombreuses expositions et publications rétrospectives ont déjà été consacrées. Franck Riester, ministre de la Culture, vient d’annoncer à Arles que la veuve et les filles de Gilles Caron ont décidé de faire don de son œuvre à l’État pour qu’elle soit affectée à la MAP.

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Gilles Caron, Guinée, décembre 1968
© Fondation Gilles Caron / Clermes

Denis Brihat, Le petit berger

Donation Denis Brihat

Né en 1928 à Paris, Denis Brihat réalise ses premières photographies à l’âge de quinze ans. En 1955, il passe une année en Inde, où il effectue des reportages d’illustration pour l’édition, qui sont récompensés par le prix Niépce et exposés à la Société française de photographie (SFP). En 1958, il s’installe dans le Luberon (Vaucluse), où il abandonne le reportage et se consacre aux recherches formelles qu’il souhaitait mener depuis quelques années. Ses tirages, grâce à une technique élaborée, deviennent des « tableaux photographiques » destinés à la contemplation. À partir des années 1980, de nombreuses expositions en France et à l’étranger le consacrent comme un maître de son art.
Le fonds donné à l’État se compose d’environ 20 000 négatifs, des planches contacts associées, de 1 200 épreuves de lecture, 150 tirages d’exposition (Inde et Luberon) et de ses archives personnelles.

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Denis Brihat, Le petit berger © Denis Brihat

Donation François Le Diascorn

Né en 1947, François Le Diascorn découvre la photographie en 1977 lors d’un voyage en Inde. Il construit sa pratique photographique sur la durée, n’hésitant pas à passer de nombreux mois dans les pays où il se rend : États-Unis, Inde, Grèce. La photographie de François Le Diascorn cherche à capter l’irréalité du monde, comme ses séries sur les animaux magiques, les anges ou les hommes travestis en arbres.
La donation qu’il vient de faire à l’État se compose de 17 256 films 24 x 36 cm et des planches contacts associées, 20 000 diapositives, 12 000 tirages et 5 cartons d’archives.

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François Le Diascorn, La galerie de zoologie © François Le Diascorn